10 C
Paris
mercredi 21 janvier 2026
spot_img

France. La dernière cartouche du macronisme

La démission de François Bayrou, emporté par l’échec du vote de confiance, scelle une évidence : le macronisme arrive à bout de souffle. En nommant Sébastien Lecornu à Matignon, Emmanuel Macron n’offre pas une nouvelle perspective, il retarde simplement l’inévitable.

Certes, Lecornu a pour lui la compétence et la loyauté. Ancien ministre des Armées, des Outre-mer, des Collectivités territoriales, il connaît les arcanes de l’État et du pouvoir. Mais ce n’est pas l’homme qui est en cause. C’est la fonction elle-même, devenue impraticable. Comment gouverner avec une Assemblée éclatée, une société exaspérée et une présidence qui a épuisé son crédit politique ?

Cette nomination ressemble moins à un choix stratégique qu’à une ultime manœuvre, à une fuite en avant qui illustre la logique terminale d’un système en décomposition. Lecornu n’est pas l’architecte d’un projet, il est le symbole d’un épuisement. La crise n’est plus une crise de casting, mais une crise de régime.

Macron tire la dernière cartouche du macronisme. Elle ne fera pas mouche. L’histoire politique enseigne qu’il est des moments où seule une rupture peut restaurer la confiance : dissolution du Parlement, élections présidentielles anticipées, retour au peuple souverain. Continuer autrement, c’est s’obstiner à prolonger l’agonie d’un quinquennat qui n’a plus d’horizon.

La France ne manque pas d’hommes ou de femmes compétents. Elle manque d’un souffle démocratique, d’un cap clair et d’une légitimité retrouvée. C’est cela, et seulement cela, qui pourra lui permettre de tenir debout dans un monde secoué de convulsions internationales.

Derniers articles
- Advertisment -spot_img

Éditos

Opinions

error: Content is protected !!