Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant en finale face au Maroc, pays hôte de la compétition, dimanche 18 janvier 2026, au Prince Moulay Abdellah Stadium.
Au terme d’un match tendu, parfois chaotique, les Lions de la Teranga ont fait la différence en prolongation grâce à un but décisif de Pape Gueye, offrant au Sénégal son deuxième titre continental après celui de 2021.
Une finale électrique jusqu’au bout
La rencontre, verrouillée et nerveuse, s’est conclue sur un score de 0–0 à l’issue du temps réglementaire. Elle a basculé dans la controverse dans les arrêts de jeu, lorsque l’arbitre a accordé un penalty très contesté en faveur du Maroc. En signe de protestation, les joueurs sénégalais ont brièvement quitté la pelouse avant d’être rappelés par leur capitaine, Sadio Mané, afin de poursuivre la rencontre.
Le penalty tiré par Brahim Díaz a finalement été manqué, laissant les deux équipes à égalité et envoyant la finale en prolongation. C’est dans ce contexte lourd et tendu que le Sénégal a su faire la différence.
Le but qui fait basculer l’histoire
Dès le début de la prolongation, Pape Gueye a trouvé l’ouverture, battant le gardien marocain d’une frappe décisive. Un but qui a libéré le groupe sénégalais et scellé l’issue d’une finale marquée par la pression, les débats arbitrales et une intensité rarement atteinte.
Une continuité sportive assumée
Ce nouveau sacre confirme l’inscription du Sénégal dans la durée au sommet du football africain. Plus qu’un exploit ponctuel, cette victoire est le résultat d’un projet structuré, d’une stabilité technique et d’un effectif expérimenté, capable de gérer les temps faibles et de frapper au moment opportun.
Plusieurs observateurs ont souligné la maturité collective de la sélection sénégalaise, sa maîtrise du tempo et son sang-froid dans les matchs à élimination directe — des qualités déterminantes dans une compétition aussi exigeante qu’une CAN.
Une organisation saluée, un arbitrage critiqué
Sur le plan logistique, la CAN 2025 a été globalement saluée pour la qualité de ses infrastructures, l’état des pelouses et les conditions d’accueil des délégations et des supporters. Ces éléments ont contribué à offrir un cadre favorable au spectacle et à renforcer l’image d’une compétition africaine en progression organisationnelle.
L’arbitrage reste néanmoins le principal point de crispation du tournoi. Tout au long de la compétition, entraîneurs, joueurs et consultants ont dénoncé des décisions jugées inégales, une utilisation parfois incohérente de la VAR et un manque d’uniformité dans l’interprétation des fautes. Des critiques qui n’enlèvent rien au mérite du champion, mais qui rappellent les défis encore à relever pour renforcer la crédibilité des grandes compétitions africaines.
Distinctions individuelles : Mané sacré, Díaz sifflé, Bounou récompensé
La finale a également été marquée par la remise des distinctions individuelles.
Le capitaine sénégalais Sadio Mané a été élu meilleur joueur de la CAN 2025, récompensant son rôle central tout au long du tournoi, tant sur le plan sportif que dans la gestion des moments de tension.
Côté marocain, Brahim Díaz, meilleur buteur de la compétition, a vécu un moment plus contrasté. Lors de la remise de son trophée, l’attaquant a été sifflé par une partie du public du stade, signe de la frustration persistante après la défaite du pays hôte en finale.
Enfin, le prix du meilleur gardien du tournoi est revenu à Yassine Bounou, salué pour ses performances régulières et décisives tout au long de la compétition.


